La séance inaugurale de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale s’est ouverte ce jeudi 16 février 2012, comme prévu. Trois points ont été inscrits à l’ordre du jour à savoir, l’adoption de l’ordre du jour, le mot de bienvenue su secrétaire général de l’administration de l’Assemblée nationale et la désignation et l’installation des membres du bureau provisoire.

Mais auparavant, il a avait été procédé à l’appel nominal des honorables députés afin de vérifier le quorum. A l’issue de cet appel nominal, il a été constaté que sur les 500 députés, 350 ont répondus présents à l’hémicycle, 132 empêchés pour diverses raisons, tandis que 18 postes restent à pourvoir.

Le quorum ayant été atteint, la session extraordinaire de cette deuxième législature de la troisième République a donc valablement siégé, conformément aux prescrits de l’article 118, alinéa 1er.

Dans son allocution de circonstance, M. Patrice Modjubole Modrikpe, secrétaire général de l’administration de l’Assemblé nationale, a laissé entendre, de prime à bord, que cette session inaugurale se tient conformément aux dispositions de l’article 114 de la Constitution et 224 de la loi n° 06/006 du 09 mars 2006, portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales. 

 M. Modjubole a invité les députés à la prise en compte des conditions sociales qui doivent dorénavant dominer les débats politiques, à la consolidation de la paix, l’unité et la cohésion sociale. Il leur demande de jouer un rôle plus actif, dans la politique sociale prônée par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, dans son discours d’investiture du 20 décembre 2011 ainsi qu’à demeurer le levier de l’émanation socioéconomique de la République démocratique du Congo. 

Par ailleurs, le secrétaire générale de la Chambre basse a exhorté les honorables députés à activer la mise en place d’une culture politique caractérisée par l’élaboration des mécanismes de pacification et de concertation pouvant aboutir au besoin à la création des commissions parlementaires ad hoc.

Il n’a pas manqué de dire un mot sur le bureau provisoire. En vertu de l’article 114 de la Constitution, ce bureau a la charge de conduire les travaux préliminaires importants à savoir : la validation des pouvoirs, l’élaboration et l’adoption du règlement d’ordre intérieur, l’élection et l’installation du bureau définitif. 

Pour ce qui est de la désignation et installation du bureau provisoire, le troisième point donc à l’ordre du jour, l’administration de la Chambre basse s’est contenté d’un rapport du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), selon lequel le doyen âge Kombo Nkisi, 76 ans, doit diriger à titre précaire ce bureau. 

Ce dernier est donc né un certain 26 juin 1936. Il a été élu dans la circonscription électorale de Madimba, dans le Bas-Congo. Il sera secondé par deux secrétaires, tous nés en 1982. et benjamins de l’hémicycle.  Il s’agit de Patrick Muyaya et Mutula Dialo Coco, nés respectivement le 10 juillet et le 10 octobre 1982. 

Prenant la parole à son tour, le président du bureau provisoire a fait voir à ses collègues que les congolais et les congolaises qui les ont élu, attendent d’eux un changement dans les manières de se comporter, d’agir, de servir l’Etat. « La légèreté, la complaisance et la compromission doivent être bannies au profit de la rigueur, de la morale, de respect de la loi , du bien public et de l’amour du peuple congolais.  

La seconde séance de ladite session extraordinaire est prévue pour ce vendredi 17 février 2012 à 10 heures.

Célestin Lutete/MMC

 

SOURCE:DigitalCongo.net