Unité Centrale de la Diaspora Rdc

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RDC:FACE A LA PRESSE; J.KABILA:L'OPPOSITION SERA BATTUE!



*Pour Joseph Kabila, on ne va aux élections pour les perdre. Et ensemble ou pas, l’opposition sera battue. Mais il reconnaît quand même que le peuple n’est pas dupe, il est politiquement éveillé et est aussi conscient et témoin des actions en sa faveur. Il ne s’agit pas de la population des années 90 ou de 2006, mais de celle qui est témoin des sacrifices qui sont en cours. *Au sujet d’un potentiel dialogue entre la classe politique, Joseph Kabila dit n’avoir été contacté ni par l’opposition, ni par la société civile. Toutefois, il reste ouvert, surtout qu’il se déclare homme de dialogue. Pour lui, si ça se confirme que la CENI est prête pour aller aux élections, il n’y a pas de raisons qu’elles ne se tiennent pas dans les délais. *Concernant le point d’achèvement de l’Initiative PPTE, Joseph Kabila a indiqué que l’objectif principal était l’annulation de la dette, soit environ 13 milliards de dollars Us. A travers cette annulation, la Rd Congo devait avoir la capacité d’orienter l’argent vers le secteur social (santé, éducation, infrastructures). *Au regard des poches noires constatées dans la ville de Kinshasa et dans d’autres provinces de la République, Joseph Kabila fustige tous ceux qui pensent que le commencement c’est en 2001. C’est faux et archifaux, car dit-il, le problème est qu’il y avait manque de volonté politique, de planification et d’investissement dans l’outil de travail.

A quelques jours de la campagne électorale, Joseph Kabila devait s’adresser à la population pour dissiper certains malentendus, et profiter de l’occasion pour fixer les esprits sur certains sujets d’actualité. C’est un Joseph Kabila très calme et très sûr de lui-même qui s’est adressé hier à la nation congolaise, à travers la presse. Pendant 2 heures 40’, son intervention a porté sur des questions politiques, économiques, sociales et sécuritaires.

En effet, Joseph Kabila Kabange, candidat à sa propre succession doit faire face, lors du scrutin du 28 novembre 2011, à 10 autres candidats opposants ou indépendants. Parmi eux,l’ un a déclaré qu’il y ait report ou pas, il gagnerait Kabila à 100%.

Pour Joseph Kabila, il est sûr et certain qu’il ne va pas aux élections pour les perdre. « Je serais prêt à céder mon poste. Si l’on échoue aux élections, on va faire autre chose », dit-il, parce qu’il n’y a pas que la politique. Et on fait la politique pour être au service d’une cause, de mon pays. On ne va pas perdre les élections : « Ensemble ou pas, l’opposition sera battue ».

Répondant à la question de ceux qui disent que le peuple, cet arbitre professionnel croupit dans la misère, Joseph Kabila pense que le peuple n’est pas dupe. Il est politiquement éveillé. Ce peuple est aussi conscient et témoin des actions en sa faveur. « Certainement qu’il y aura beaucoup d’explications de la part du candidat que je suis, sur ce qu’on a fait et ce qu’on n’a pas pu faire », dit-il, avant d’ajouter qu’il ne s’agit pas de la population des années 90, 2006, mais des témoins de sacrifices qui sont en cours.

De bonnes relations entre les deux Congo

Revenant sur les relations entre les deux capitales les plus rapprochées du monde, la presse n’a pas manqué de rappeler des attaques multiples perpétrées par des Congolais en provenance de Brazzaville. Le chef de l’Etat a reconnu qu’entre les deux pays, il existe de bonnes relations. Il est parti du cas de Udjani, avant de chuter par celui de Munene. Pour tous ces cas, Brazzaville demeure intransigeant : on ne peut pas extrader les deux Congolais compte tenu du fait que vers les années 1960, Pierre Mulele extradé par Brazzaville, avait été pendu par Mobutu.

En dépit de tout ceci, Joseph Kabila pense que l’essentiel est qu’on est en contact avec les autorités de Brazzaville et on va continuer à travailler pour qu’il y ait de bonnes relations. Il a aussi affirmé que Udjani, Munene et consort finiront par être extradés, afin d’être jugés et de purger leurs peines en Rd Congo.

Réagissant sur la politique de Tolérance zéro et sur une prétendue corruption des gens de son entourage, Joseph Kabila a dit qu’il ne faut jamais affirmer quand il n’y a pas de preuves. Parce que, quand on dit que dans l’entourage du Chef de l’Etat il y a des corrompus, il faut apporter des preuves. Pour lui, la Tolérance zéro est en cours et si quelqu’un a des éléments de preuves à charge d’une personne, les portes des cours et tribunaux sont grandement ouvertes.

Il a attiré l’attention du journaliste de toujours faire attention à ce genre de rumeurs. « Il est évident que la lutte contre la corruption n’est pas du tout facile, surtout dans un pays comme le nôtre », a – t – il rappelé. Au sujet des effets annoncés et attendus du point d’achèvement, Joseph Kabila a d’abord rappelé que l’objectif principal était l’annulation de la dette d’environ 13 milliards de dollars Us. Le deuxième objectif était d’annuler la dette pour permettre d’orienter les ressources vers les dépenses au profit du secteur social (santé, éducation et infrastructures). Il a rappelé que par mois, c’était 25 ou 30 millions de dollars Us qui étaient payés au service de la dette. Mais depuis l’annulation de la dette, dans le secteur de la santé par exemple, le gouvernement a ciblé, dans chaque province, soit un centre de santé soit un hôpital de référence qu’il faut réhabiliter et équiper.

On a ciblé l’Université de Kinshasa, de Kisangani et bientôt de Lubumbashi. On a aussi ciblé les ISP dans chaque province. « Ma conception du social, c’est le bien-être de tout le monde, c’est-à-dire, investir dans l’éducation, dans la santé, dans le secteur des infrastructures », a – t – il déclaré. Pour lui, on ne pouvait pas faire venir toute la population et lui distribuer les 25 ou 30 millions de dollars Us, car l’objectif était d’investir.

Kabila déconnecté des réalités du pays

Le chef de l’Etat, dans un discours à sa ferme privée de Kingakati le 14 septembre dernier, devant les corps constitués, il avait indiqué que les magistrats ont eux aussi vu leur salaire augmenter. « De 704 dollars en 2008, il est monté à 1.414 dollars en 2007, puis à 1.450 dollars en 2008, avant d’atteindre 1.600 dollars en 2009 ».

Au lendemain de ce discours, les magistrats avaient décrété un mouvement de grève, parce que le salaire qu’on leur payait n’était pas celui qui était annoncé par le chef de l’Etat. Le chef de l’Etat dit n’avoir pas seulement parlé des magistrats, mais aussi des professeurs. Il dit d’ailleurs avoir oublié d’évoquer le cas des vaillants FARDC, de la police, etc.

Selon lui, il est évident que même les 1600 dollars Us, ce n’est pas assez dans notre pays. Car dit-il, si on avait beaucoup de moyens, on ferait mieux. « J’affirme que c’était 1600 dollars Us, peut-être qu’il faut attendre les modalités de mise en œuvre ». Il dit ne pas être déconnecté du peuple congolais.

Oui pour le dialogue

Depuis quelques semaines, plusieurs voix s’élèvent pour appeler au dialogue entre la classe politique de la Rd Congo, surtout que les élections annoncées pour le 28 novembre 2011 risquent de ne pas se tenir dans le délai. Pour le chef de l’Etat, officiellement, il n’a pas encore été convié ni par l’opposition, ni par la société civile. « Je suis un homme de dialogue », rétorque-t-il. Mais il se fait que nous sommes à une dizaine de jours de la campagne électorale et on dit que la CENI est sur la droite ligne. Le dialogue, c’est pour quoi faire ? s’interroge Joseph Kabila, avant de rappeler qu’en 2006, lorsqu’il était déjà en campagne à Kalemie, il y avait une réunion à Kinshasa pour la prolongation. Ne pensez-vous pas que le peuple congolais est fatigué de tout ça ? a – t – il ajouté, tout en répondant que « (…) moi j’ai déjà fait mon choix. Si ça se confirme que la CENI est prête, on organisera les élections. Cela n’exclut pas le dialogue avec l’opposition pour des élections apaisées ».

Emergence de la classe sociale

Selon un constat, il y a disparition de la classe intermédiaire en Rd Congo. Pour le n°1 du pays, avant de parler de la classe moyenne, est-ce qu’il a existé une classe moyenne en Rd Congo ? Il ne pense pas. Pour lui, si c’étaient les travailleurs de la Miba ou de la Gécamines, ce n’est pas ça la classe moyenne. Mais il pense que principalement, son gouvernement se bat pour l’introduction du micro-crédit pour permettre à chaque Congolais qui a la capacité de se lancer dans les affaires d’avoir les moyens.

La deuxième étape, il n’a pas voulu dire qu’il fera comme en Afrique du Sud, mais il donnera beaucoup plus de possibilités aux compatriotes. Comment ? En faisant en sorte qu’on ait des investissements dans plusieurs secteurs. Qu’il y ait cette création d’emplois pour les Congolais qui sont au chômage.

Il a aussi rappelé qu’il était aux USA au mois de septembre où il a rencontré un sous-secrétaire d’Etat américain à qui il a demandé ce que son pays (USA) comptait faire pour faire face à la crise. L’interlocuteur lui dira que le Plan du président Obama est d’investir massivement dans les infrastructures pour créer des emplois et résorber le chômage. Et c’est l’émergence de la classe moyenne, avec l’appui du gouvernement central et provincial.

Au sujet des indemnités de sortie des députés, Joseph Kabila ne croit pas que les membres du gouvernement les aient déjà touchées. 18.400 candidats pour 500 sièges, sont-ils tous attirés par la misère ?, s’est interrogé le chef de l’Etat, qui pense qu’en principe, il y a déjà un plan de décaissement des indemnités des députés.

C’est faux de dire que le problème c’est Kabila !

Réagissant au fait qu’il est constaté des poches noires partout dans la ville de Kinshasa, ainsi que dans d’autres provinces de la Rd Congo, le chef de l’Etat pense qu’on oublie très facilement le commencement. Ici, dit-il, on pense que le commencement c’est en 2001 (année qui correspond à son accession à la magistrature suprême). « C’est faux et archi-faux, car on a des problèmes parce qu’il n’y avait pas de volonté politique, pas de planification et pas d’investissements dans l’outil de production ». Pour lui, dans le secteur de l’Energie, il fallait chaque année construire un barrage dans ce pays. On ne l’a pas fait, etc.

Les 2 millions de dollars alloués à la presse

On a demandé au président ce qu’est devenu le crédit de 2 millions de dollars américains qui avait été accordé à la presse il y a trois ou quatre ans, crédit qui a été du reste budgétisé. Le Chef de l’Etat a promis qu’il s’occupera personnellement de ce problème.

Jean-Marie Nkambua



19/10/2011
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