Il se disait parti national nationaliste, il n’avait jamais eu de cesse de placer nulle personne à aucun poste d’Etat quine viennent de l’espace Pende-Ambuun Gungu-Idiofa avec une préférence Pende-Ngungu. Alors qu’il disait disposer d’élus venant d’ailleurs que de l’espace familial. Pende-Aubuun Gungu-Idiofa avec un ministre-celui des Mines Martin Kabuelulu et un Député de Malemba Nkulu au Katanga Justin Kiluba Longo qui a enlevé le fauteuil en usant de ses moyens de fortune, déjà Sénateur Palu lors de la dernière législature, voilà que le Palu (Parti Lumumbiste unifié le désavoue soudain, en début de matinée samedi 7 avril par une  campagne humiliante dans des tabloïds à Kinshasa estimant que ce Député de 46 ans, détenteur d’un diplôme de licence a l’Institut supérieur des Statistiques de Lubumbashi, cuvée 2000, n’avait pas l’étoffe et donc guère le profil de l’emploi et ne pouvait représenter le Parti lumumbiste unifié dans une « Institution aussi importante »! La base ne comprendrait pas. Que le Palu avait une autre idée de ce poste et à ce poste.

Violente guerre de succession

Justin Kiluba Longo qui dans la matinée de samedi 7 avril avait déposé son dossier - la fin réglementaire de dépôt des dossiers ayant été prolongée de 48 heures jusque samedi 7 avril par le bureau de l’Assemblée nationale pour contenter le Palu qui n’arrêtait pas de se déchirer - avait dit dans la journée retirer son dossier face  à la bronca « de la base ».

Du coup, puisque ce poste de Ier Vice-président du bureau de l’Assemblée nationale revenait de droit au Katanga, le président de la République, Autorité Morale de la Majorité présidentielle, a ouvert le poste à l’élu de Moba, Katanga-Sud, l’UNADEF Charles Mwando Nsimba, ministre de la Défense dans le dernier gouvernement et qui fut désigné informateur.

En réalité, depuis qu’il a été admis pour la première fois depuis sa longue et ténébreuse existence à exercer le pouvoir d’Etat, le Parti lumumbiste unifié est secoué par une crise interne fratricide qui met aux prises l’aile légitimiste représentée par le secrétaire général et porte-parole Godefroid Mayobo Mpwene Ngantien et l’aile ethnicotribale représentée par le tout récent ancien premier ministre Adolphe Muzito Fumunsi encore que celui-ci n’a jamais vraiment été accepté au sein de l’aile familiale étant de l’ethnie Kweso et non Pende bien que du territoire de Gungu.

Pende et de Gungu, le Secrétaire général Antoine Gizenga Fundji n’a eu de cesse d’arbitrer ces guerres de clans qui minaient le Palu. On rappelle comment en juin 2008 Mayobo fut déclaré persona non grata par le Comité Exécutif National avant de l’exclure « définitivement » et du parti et du Gouvernement.

Il fut accusé de haute trahison après des « actes poses » le 5 juin 2008 à Kikwit par une « Fondation Mayobo » et des « Amis de Mayobo » qui, lors de la double visite de Gizenga et du président de la République Joseph Kabila Kabange dans la grande ville de la province, avaient « bruyamment manifesté » leur préférence pour Mayobo. Ce qui avait inquiété ses adversaires à la succession. Mis face à ses accusateurs, Mayobo nie cette « Fondation » et ces « Amis » et réclama des preuves de la trahison.

Il exige un débat contradictoire. Naïf, l’étranger et lointain Mulubakat Justin Kiluba Longo s’engouffre dans le débat et fait le vertueux porte-parole des anti-Mayobo. La vengeance est un plat qui se mange froid voire surgelé... Peu après c’est au groupe parlementaire du parti (34 Députés) de « confirmer la radiation du ministre Godefroid Mayobo ». La décision fut prise le 18 juin 2008 à l’issue d’une réunion tenue au siège du parti dans la commune de Lemba, à Kinshasa.

« Le Premier ministre Antoine Gizenga Fundji, autorité morale du parti, a été informé et a pris acte de cette mesure », avait alors déclaré le président du groupe parlementaire, le Député Zénon Mukwakani, un proche de Muzito. « Le Premier ministre est le chef moral du parti. Ses fonctions de Premier ministre sont incompatibles avec celles qu’il pourrait éventuellement occuper au sein du parti. Il a donc pris acte comme n’importe qui », avait ajouté Mukwakani.

Qui poursuivit: « Le groupe parlementaire du Parti lumumbiste unifié prend acte de la décision du secrétariat national radiant le ministre Mayobo et demande au parti de continuer les activités dans la sérénité, et aux militants, à partir de cet acte de Mayobo, considéré comme un acte de trahison, d’être vigilants et de dénoncer tout déviationnisme au sein du parti ». Si la base du parti à Kinshasa fut mise à contribution, jamais Gizenga n’a, à proprement parler, désavoué cet ingénieur civil qui fut ses classes à l’Office des routes et qu’il avait nommé le 5 février, 2007 à la fois ministre d’Etat auprès du Premier Ministre et directeur de cabinet du Premier Ministre et qui, selon des mauvaises langues, ne le quittait jamais.

Sachant qu’il passait ses derniers jours comme Premier ministre, c’est le même Mayobo, en pleine guerre anti-Mayobo, qui accompagna Gizenga et sa femme Anne Mbuba, en Chine pour y suivre des soins médicaux. Avant de remettre à son retour sa démission à la majorité qui la réclamait. C’est le même Mayobo qu’il vient de désigner le troisième du Palu, après lui-même, son épouse au titre de secrétaire général et porte-parole quand Muzito est adjoint en charge des Finances.

Alunga Mbuwa/Le Soft